En 2017, j’ai lancé 100 Blood Donation parce que j’étais arrivé à une conclusion qui a changé ma façon de penser le don : lever des fonds seul ne peut pas résoudre un problème critique comme la pénurie de sang. L’argent peut financer une campagne. Il ne peut pas mettre du sang dans une poche. Seules des personnes, donnant régulièrement, peuvent le faire.
Cette unique prise de conscience est toute la raison pour laquelle l’initiative existe.
Pourquoi le don, et non la collecte de fonds
Donner son sang est plus qu’un acte de générosité. C’est un engagement à sauver des vies, et un engagement est quelque chose que l’on répète, non quelque chose que l’on fait une fois et qu’on dépasse.
C’est de là que vient le nom de l’initiative : l’ambition que chaque personne donne son sang 100 fois au cours de sa vie. C’est un nombre délibérément élevé, non parce qu’il est symbolique, mais parce qu’il recadre l’acte. Un seul don est de la générosité. Cent dons, à travers une vie, est une discipline. Je voulais que l’initiative inspire la seconde chose, pas seulement la première.
Ce que la mission implique réellement
La mission n’est pas seulement « donnez votre sang ». Elle a quatre parties distinctes, et chacune fait quelque chose de différent :
Sensibiliser. Éduquer la communauté mondiale sur pourquoi le don de sang compte, d’une façon que les campagnes de collecte de fonds ne communiquent jamais pleinement.
Bâtir et soutenir une communauté mondiale. Unir les donneurs du monde entier en un réseau actif, non dormant entre les collectes.
Engager des ambassadeurs et des influenceurs. Faire intervenir des voix, donneurs ou non, prêtes à défendre la cause et à inspirer d’autres à commencer.
Établir des partenariats avec des organisations porteuses de sens. Collaborer avec des organisations partageant le même engagement, afin que l’effort se compose au lieu de rester isolé.
Aucune de ces quatre choses ne remplace le don lui-même. Elles existent pour faire du don un comportement soutenu plutôt qu’occasionnel.
Comment cela s’inscrit dans les quatre piliers
Intention. L’initiative n’a pas commencé par un désir générique d’« aider ». Elle a commencé par une prise de conscience précise, presque inconfortable : que la solution vers laquelle la plupart des gens se tournent, lever des fonds, ne résout pas réellement ce problème particulier. Nommer cela clairement est ce qui a donné à l’initiative sa direction.
Continuité. Le cadrage des 100 dons rend la continuité littérale. Ce n’est pas un acte unique de générosité. C’est une structure bâtie pour une vie de répétition, qui est la seule façon dont le problème sous-jacent se résout réellement.
Maîtrise / الإحسان. Bâtir une communauté mondiale de donneurs, d’ambassadeurs et de partenaires n’est pas quelque chose qui se produit en une seule campagne. Cela demande la même patience et le même métier que tout système bâti pour durer : un travail de sensibilisation, des partenariats, et un engagement, soutenus pendant des années, non des semaines.
Impact. La mesure de l’impact ici n’est pas la visibilité. C’est des dons qui se produisent réellement, de façon répétée, parce qu’une communauté existe pour les soutenir. C’est une forme d’impact plus difficile et plus lente qu’une collecte unique, et c’est celle vers laquelle j’ai choisi de bâtir.
Pour conclure
100 Blood Donation existe parce que j’ai refusé d’accepter la réponse plus facile et plus courante. Lever des fonds donne l’impression de progrès. Ce n’est pas la même chose que résoudre le problème.
De l’intention à l’impact, cette initiative est l’exemple le plus clair que j’ai de choisir le chemin le plus difficile et le plus lent parce que c’est celui qui fonctionne réellement, et de s’y engager comme un effort de toute une vie plutôt qu’une campagne unique.


