Le processus de certification en coaching exécutif, construit autour du modèle Stakeholder Centered Coaching, n’a jamais demandé combien d’heures avaient été passées à lire sur le coaching ou à assister à des sessions de formation. Ce qu’il exigeait à la place était un nombre défini d’accompagnements réels, chacun suivi d’un retour structuré de la part des personnes réellement concernées par le coaching, un retour qui devait visiblement changer l’accompagnement suivant.
Cette structure rendait évident quelque chose qu’un simple décompte d’heures n’aurait jamais montré : deux personnes pouvaient passer exactement le même nombre d’heures à faire quelque chose et se retrouver dans des positions complètement différentes, selon que quelque chose dans leur approche avait réellement changé entre les tentatives.
La question « combien d’heures faut-il pour maîtriser une compétence » suppose que l’heure est la bonne unité de mesure. Ce n’est pas le cas. Ce qui détermine réellement le délai est le nombre de répétitions corrigées, des tentatives suivies d’un retour réel qui change visiblement la tentative suivante, pas le nombre d’heures passées à répéter la même version de la chose. Quelqu’un qui pratique cent heures sans rien changer entre les séances n’est pas dans la même position que quelqu’un qui pratique trente heures en ajustant après chacune d’elles.
Points clés
- Le nombre d’heures passées n’est pas l’unité qui détermine la maîtrise, c’est le nombre de répétitions corrigées.
- Une répétition corrigée est une tentative suivie d’un retour réel qui change visiblement la tentative suivante.
- Trente heures avec une vraie correction après chaque tentative peuvent mener plus loin que cent heures sans rien changer.
- Comptez les corrections, pas les heures : combien de tentatives ont reçu un retour précis, et combien de tentatives suivantes l’ont réellement reflété.
- Les règles populaires basées sur les heures semblent vraies pour ceux dont le rôle offre un retour rapide et honnête, et fausses pour ceux qui pratiquent seuls.
Ce qu’il faut compter à la place
Plutôt que de compter les heures, comptez les corrections : combien de fois une tentative a-t-elle été suivie d’un retour précis et honnête, et combien de fois la tentative suivante a-t-elle réellement reflété ce retour. Une compétence construite sur vingt répétitions corrigées tend à être plus solide qu’une compétence construite sur deux cents heures non corrigées.
Cela explique aussi pourquoi les règles populaires basées sur les heures semblent vraies pour certains et fausses pour d’autres. Quelqu’un dans un rôle avec un retour rapide et honnête accumule naturellement des répétitions corrigées rapidement. Quelqu’un qui pratique seul, sans personne pour dire ce qui doit réellement changer, peut cumuler bien plus d’heures pour un résultat bien moindre.
FAQ
Donc les heures ne comptent pas du tout ?
Elles comptent comme un contenant approximatif, pas comme le mécanisme réel. Le temps doit passer pour que les répétitions aient lieu. Mais deux personnes avec un total d’heures identique peuvent avoir des niveaux de compétence très différents, et la différence se trouve presque toujours dans la quantité de correction réelle survenue pendant ces heures.
Comment obtenir un retour en pratiquant seul ?
Trouvez un moyen de comparer la tentative actuelle à un standard clair : un enregistrement, une liste de vérification précise, ou quelqu’un de qualifié qui intervient périodiquement. Sans une forme de correction extérieure, les répétitions ont tendance à renforcer l’approche de départ, bonne ou mauvaise.
Le retour doit-il venir d’un expert pour compter ?
Il doit être précis et honnête, pas nécessairement expert. Un standard clair de comparaison, un enregistrement qu’on réécoute de façon critique, ou même une liste de vérification peuvent fournir une vraie correction. Ce qui ne compte pas, c’est la répétition sans aucun point de comparaison, expert ou non.



